brochurex
Les Tableaux, ou RÉFLEXIONS TARDIVES D’UN BON HOMME Qui arrive de la Campagne, sur le SALON de 1785.
À PARIS;
Chez les Marchands de Nouveautés
M. DCC. LXXXV
LES TABLEAUX.
J’ai cru voir l’Univers dans le Salon des arts,
Je me suis cru dans Rome en voyant les Horaces (1),
Pleurant comme un Troyen sur de tristes remparts (2),
Le Brun1 me consolait en me montrant les Grâces2 (3).
Quel spectacle imposant m’ont offert nos pinceaux!
Sous les voûtes du Louvre, où, dans l’antique usage (4);
Les vassaux de nos Rois venaient leur rendre hommage,
Ces hommes demi-Dieux m’ont parus des vassaux3.
Là,c’est un fils vainqueur condamné par son père (5);
Auprès de ce tombeau,c’est Cléopâtre en pleurs (6);
Regrettant son amant, qu’elle couvre de fleurs,
Et qui va partager son urne cinéraire.
Des Romaines, ici,c’est l’accord généreux,
Pour aller du Sénat dégager la parole :
En déposant leur luxe aux pieds du Capitole,
On les voit s’embellir de ce trait vertueux.
Dans un sombre tableau, c’est Alceste mourante (8 et 9),
Pour presser son époux par un dernier effort,
[2;714]
On lui voit tendre encore une main défaillante;
Mais un Peintre4, brisant les portes de la mort,
Dans un autre tableau tracé par la Magie,
D’un seul coup de pinceau la ramène à la vie.
Sur ces riches tapis tissus pour la grandeur
Expire dans les fers une Reine d’Afie (10);
Les cris de sa famille amènent le vainqueur,
Attendri par des pleurs, sa vertu les essuie.
On aperçoit plus loin une prison s’ouvrir,
La femme de Pœtus, dans sa romaine ivresse (11)
D’un époux trop coupable, accusant la faiblesse.
Lui donne en se perçant, l’exemple de mourir.
Un Palais embrasé, des ruines célèbres (12)
Nous montre de Vénus le fils religieux,
Il veut combattre encore au milieu des ténèbres,
Pour disputer aux Grecs et son père et ses dieux,
Son épouse et son fils enchaînent son courage.
Deux serpents, étouffés dans la main d’un enfant (13)
D’un enfant près de lui, font pâlir le visage;
L’un est le fils des Dieux, et c’est un Dieu naissant,
L’autre par sa frayeur se découvre à son père.
Promenons-nous encore dans les riches moissons,
Que sèment tous les ans nos fertiles crayons ;
C’est toujours des Romains la récolte étrangère.
[3;715]
D’un côté c’est un temple et des marbres épars (14),
De l’autre est un portique offert à nos regards.
Mais ici, deux brigands, à ce tronc solitaire (15),
Attachent la vertu, préparent son tourment ;
Ses cris font accourir un brave Militaire
Qui fait céder le crime à son bras triomphant.
Sous les yeux de leur mère assis sur des feuillages (16)
Une Grâce et l’Amour caressent des oiseaux,
Ils ont pris de nos bois les fragiles berceaux,
Et nourrissent déjà les sujets de leurs âges.
Approchons ces enfants, et sans les détourner,
Examinons leurs traits sous ces abris champêtres,
… Ils font par la bonté les enfants de nos Maîtres,
Nos cœurs, en les voyant, savent les deviner.
En passant près de là, Vernet sur les rivages (17)
Menace, tonne, éclate au milieu des orages,
Sur tous les éléments il impose ses lois ;
La nature docile, à ses touches savantes,
Est calme sur les mers, ou terrible à son choix.
Sur des toiles de mort et de sang dégoûtantes,
Deux Peintres, dans l’accès d’un délire effrayant,
D’Achille5 et de son fils6 expriment la vengeance ;
L’un nous montre d’Hector le cadavre sanglant (18)
Et traîné sous des murs qu’il laisse sans défense.
[4;716]
L’autre fait voir Pyrrhus par la rage animé (19)
Dont le bras furieux, malgré sa voix plaintive,
Poignarde sur l’autel un vieillard désarmé7.
Le monstre ose insulter son âme fugitive,
Joignant le père au fils sur des marbres fumants,
Son fer menace encore les femmes, les enfants.
On voit couler le sang sous de vastes portiques,
Et tomber sur des morts les colonnes antiques.
Mais pourquoi s’attendrir sur ces nobles forfaits,
Priam n’est pas un Roi si cher à des Français (20)?
Esclaves jusqu’ici des fables du vieux monde,
On croirait que nos arts sont grecs, italiens :
Nous avons notre fable, ouvrons la table ronde,
Notre grand Amadis8 vaut seul tous les Troyens.
Athènes la première eut son siècle de gloire,
Rome lui succéda, chaque peuple à son tour.
Il peut se faire aussi qu’on nous succède un jour,
Et la postérité doit savoir notre histoire.
J’aime mieux voir Sully sur un simple brancart (21)
Noblement entouré des drapeaux de Mayenne,
Et pleuré par Henry, que la race troyenne
Qui gémit sur Hector9 étendu sur un char.
Ces Rois du vieil Homère10, ont un air d’imposture(22);
On aime ses aïeux, vivants par la peinture,
Le bon Roi Dagobert11, ce Roi des Chevaliers,
Dans sa gothique Cour ferait moins ridicule,
[5;717]
Son fauteuil, entouré de nos braves guerriers,
Plairait plus à nos yeux qu’une chaise curule.
Je voudrais qu’un David, aux yeux de tout Paris,
Voulût représenter, dans un noble délire,
Clovis12, échafaudé sur de vastes débris (23),
Se fondant un Royaume aux dépens de l’Empire,
Eh quoi ! toujours Achille, Hector et les Césars,
Tandis que Charlemagne13 échappe à nos regards (24);
Ce Monarque lui seul est une galerie
Digne des arts français, de ces nobles pinceaux
Qui des siècles passés nous retrace la vie.
Tous nos preux Chevaliers font autant de tableaux?
Il est temps d’attacher leur liste glorieuse.
On ne voit nul part nos Rolands14, nos Concis (25),
Je n’ai point rencontré ces fiers Montmorencis15,
Dont la main pour nos Rois fidèle et courageuse
A tenu si longtemps le sceptre des combats.
Voyons la Nation, ses Chefs et ses soldats,
Librement rassemblés dans une auguste enceinte,
En ordre recueillis, méditant un bon choix,
Et nommant un guerrier sans reproche et sans crainte,
Pour être le tuteur de l’enfance des Rois,
Peignons le Souverain confiant sa Couronne
Au Héros appelé sur les marches du Trône.
Plus loin Philippe Auguste,arrachant son bandeau (26),
[6;718]
L’offre en bon citoyen à de plus dignes têtes,
Remis sur le Pavois, et par un choix nouveau
Confirmé dans son rang, il marche à ses conquêtes.
Allons trouver Joinville16 auprès de ses foyers (27),
Entendons-le conter à sa famille en larmes
Du bon Roi17 qu’il servit, les vertus, les faits d’armes
Et naïfs comme lui, retraçons les guerriers.
Tressan18 contait de même, il avait sa magie (28)
On l’aurait cru du temps de la Chevalerie.
Chaque règne a ses faits, nos Rois les moins heureux
Ont même des tableaux dignes de leurs neveux.
Charles cinq, appuyé du brave Connétable (29)
Présente à la peinture un fond inépuisable,
Il vécut sagement, il fit aimer ses lois,
Et la France le met au rang des plus grands Rois.
Charles sept, Louis douze, un Roi dont le courage (30)
Alla chercher les arts avec son héritage,
Ont bien acquis le droit qu’on décore à nos yeux
Tous nos grands monuments, de leurs faits glorieux.
Le règne des Valois, ce cercle de misères,
Pourrait nous, attendrir sur le sort de nos pères.
À ces temps malheureux succède le Héros (31)
Dont la valeur brisa les fers de la patrie,
Son cœur mit à profit ses moments de repos,
[7;719]
Il voulut sous son règne assurer notre vie.
Ce Prince était César19 comme il était Titus20,
Ses enfants de nos jours retracent ses vertus,
Et la France, en fixant les traits d’un nouveau maître
Oubliant ses regrets, a cru le voir renaître.
Chaque instant de sa vie appartient à nos arts,
Des Grecs et des Romains laissons-là les ravages,
Peignons le Roi du peuple, et sous ses étendards
Rallions les pinceaux pour nos grandes images.
Deux siècles de grandeur, malgré quelques revers.
Nous ferment pour jamais les Archives romaines ;
Condé seul aurait mis le monde dans les fers,
Son Roi fut assez grand pour en prendre les rênes.
Il savait commander, et, grâce à ses travaux,
Il fit sortir les arts de leurs vastes tombeaux.
Ce Monarque n’a point épuisé pour sa gloire
Les talents étonnés, et, ses titres de Grand
Ne peuvent déchirer les feuillets de l’histoire,
Malgré tout son éclat, chaque règne à son rang.
Son jeune successeur vit croître son enfance
A l’abri des drapeaux d’un peuple triomphant ;
Philippe21 gouverna ; le jour de la Régence,
Fit pâlir nos rivaux sous le soleil naissant.
Mais j’allais m’égarer dans des routes profondes,
J’allais pleurer à Metz, et le front consterné,
Joindre au pied des Autels un peuple prosterné.
Dans un noble transport, parcourant les deux mondes,
J’allais tracer en vers les tableaux de nos jours,
[8;720]
De la Cour de son père en retraçant les larmes
A la mort du Dauphin, j’aurais peint nos alarmes
Et trouvé des Français même dans d’autres Cours (32)
Qui pourrait ignorer les fastes de l’Empire (33)?
Le Sculpteur patriote, aiguisant ses ciseaux
Par ses essais, déjà décide nos pinceaux,
Et la France à son tour sur le marbre respire.
Nous allons voir ce Prince agité sur les flots (34),
Luttant contre la mort, défiant la tempête,
Oubliant ses dangers, pressant les Matelots,
Et traversant l’abîme où va plonger sa tête.
Brunswick allait porter de généreux secours,
Quand on le vit tomber sous la vague effrayante,
La mort vint enlever son âme bienfaisante,
Et la fit éclipser au milieu de son cours.
Du sort de ce Héros, bientôt la Renommée
Vint sonner le récit dans l’Europe alarmée :
D’un Prince son image annonçant les regrets,
Des talents réunis elle attend les hommages,
Par ses vertus Brunswick est devenu Français,
Dressons-lui des autels sur nos propres rivages.
Escortés par nos Rois, nos Peintres animés
Vont, d’un ordre pompeux, ouvrir la galerie
Des Romains, des Toscans, les maîtres renommés,
Enfin vont faire place à ceux de la patrie.
Les Viens, les Vanloos, les Renauds, les Doyens,
[9;721]
Les Brenets, les Davids vont peindre nos annales,
Pierre va les guider ; riche de ses moyens,
L’Ecole de Paris n’aura plus de rivales.
Vernet s’est emparé de l’empire des mers (35 et 36);
Le Brun peindra l’Amour, Vénus et nos Colberts.
F I N.
NOTE MANUSCRITE SE TROUVANT SUR LA DERNIÈRE PAGE DE LA BROCHURE
Si l’auteur n’a eu dessein que de faire, à l’égard du salon, ce qu’on fait pour la géographie et l’histoire, en soulageant par des techniques la mémoire des jeunes gens qui apprennent ces sciences (?), il faut lui savoir gré de son travail. Mais sa mémoire l’a lui-même mal servi, puisqu’après avoir parlé du tableau de monsieur VIEN, il en décrit un de monsieur VINCENT qui n’a pas été exposé. Voici l’article : \ “J’aime mieux voir Sully sur un simple brancard etc” (page 716).
L’auteur a, de plus, fait une longue note au sujet de cette composition qu’on a pas vue. Il se plaint de ce qu’il y a longtemps qu’on nous fait des tableaux d’un autre pays que le nôtre. C’est ce qui lui fait préférer le Sully de monsieur VINCENT au Priam de monsieur VIEN, qu’il n’a pourtant pas eu, dit-il, l’intention de critiquer : \ “Mais pourquoi s’attendrir sur ces nobles forfait ?” etc (page 716).
L’auteur consacre presque toutes ses réflexions, et elle mérite par là des éloges, à ces regrets amers sur ce que nos artistes ne s’occupent pas assez des annales. On doit, en faveur de son zèle, lui passer des négligences, des épithètes mal choisies et des expressions impropres.
[10;722]
NOTES TIRÉES DE L’EXPLICATION DES PEINTURES DU SALON DE 1785, ET AUTRES NOTES.\
N°1.
Le serment des Horaces entre les mains de leur père. Tableau de M. David22.
N°2.
Retour de Priam avec le corps d’Hector son fils, tué par Achille. Tableau de M. Vien23.
N°3.
Madame le Brun24 a peint différentes Dames de qualité, et ses tableaux, faits avec autant de goût que de ressemblance, ont eu les applaudissements du Public.
N° 4.
On sait que dans la tour du Louvre25 les grands Vassaux de la Couronne venaient rendre leur hommage26.
N° 5.
Manlius Torquatus27 condamna son fils vainqueur à la mort, pour avoir combattu malgré la défense des Consuls. Ce tableau est de M. Barthélemi28.
N°6.
Cléopâtre rendant son dernier hommage à Antoine, et se préparant à la mort. Ce tableau est de M. Ménageot29.
N° 7.
Piété et générosité des Dames Romaines qui se défirent de leurs bijoux, pour acquitter le vœu des Romains qui avaient promis une coupe d’or au Dieu Apollon, dans son temple de Delphes. Ce tableau est de M.Brenet30.
[11;723]
N° 8.
Alceste faisant ses adieux à son mari, pour lequel elle s’était dévouée à la mort. Ce tableau, sous le titre de l’Héroïsme conjugal,est de M. Peyron31.
N° 9.
Alceste rendue à son mari par Hercule qui l’avait tirée des enfers. Tableau de M. Ménageot.
N° 10.
Mort de la femme de Darius, et générosité d’Alexandre qui quitte, sur la nouvelle qu’il en reçoit, ses expéditions militaires, et qui vient avec Ephestion consoler Sisigambis et le jeune fils de Darius. Ce tableau est de M. de la Grenée l’aîné32.
N° 11.
Pœtus, arrêté pour une conjuration contre l’Empereur Claude, et prêt d’être condamné, n’avait pas le courage de se donner la mort. Arie sa femme prend un poignard, se l’enfonce dans le sein, et le présentant à son mari, elle lui dit, tenez, Pœtus, il ne m’a pas fait de mal. Ce tableau est de M. Vincent33.
N° 12.
Enée, au milieu de la ruine de Troye, n’ayant pu déterminer son père Anchise à quitter son Palais et sa Patrie, veut dans son désespoir retourner au combat, Creüse sa femme empêche cette résolution en lui présentant son fils Ascagne. Ce tableau est de M. Suvée34.
N° 13.
Hercule, enfant, étouffant deux serpents dans son berceau. Amphitryon voulant s’assurer de la distinction qu’il devait faire de deux enfants qu’Alcmène avait mis au jour, fit lâcher deux serpents entre leurs berceaux en présence de la mère.
[12;724]
La nourrice et des femmes du Palais ; le courage du petit Hercule détermina son choix, il reçut son fils Eurysthée, qui se jetta tout effrayé dans ses bras. Ce tableau est de M. Tarraval35.
N° 14.
Le tableau du temple de Diane à Nîmes, les ruines d’une longue galerie, et le portique d’Octavie à Rome, servant de marché au poisson, sont des tableaux de M. Robert36.
N° 15.
Le Maréchal de Logis. Le sieur Gillet, servant dans cette qualité au Régiment d’Artois Cavalerie, retourna de Nevers, sa garnison, à Autun sa patrie, et, s’étant égaré dans sa route, il est attiré dans une forêt par les cris lamentables d’une jeune fille que deux assassins avaient dépouillée et attachée à un arbre ; le brave Militaire vole au secours de l’infortunée, blessé, désarmé, et met en fuite l’un des deux scélérats, court au second qui lui lâche un coup de pistolet, le manque, et reçoit lui-même un coup de sabre qui lui abat le poignet, c’est le moment où le sieur Gillet met en fuite le premier assassin, et qu’il combat le second, que M. Willes37 a saisi dans son tableau.
N°16.
Au-dessous du portrait de la Reine, Monseigneur le Dauphin, et Madame, fille du Roi, tenant un nid d’oiseaux dans un jardin. Ce tableau est de Madame le Brun.
N° 17.
Une marine avec une tempête, et le naufrage d’un vaisseau ; par M. Vernet. Je me suis rappelé, en voyant le tableau, la tempête et le danger que j’ai couru dans la rade de Bourgneuf à la hauteur de Pornic ; et à la vue des rochers qui bordent cette côte, les pinceaux de M. Vernet38 m’ont paru aussi fidèles que ma mémoire.
[13;725]
N° 18.
Achille traînant le corps d’Hector devant les murs de Troye ; et sous les yeux de Priam et d’Hécube qui implorent le vainqueur. Ce tableau est de M. Callet39.
N° 19.
Mort de Priam. Priam, voyant la ville de Troye livrée aux ennemis et aux flammes, s’était réfugié avec sa femme et ses filles dans une cour de son Palais. Polite son fils, poursuivi par Pyrrhus, vient expirer à la vue de ses parents. Ce père infortuné voulant venger la mort de Polite, tombe sous le fer du vainqueur qui l’immole sur le corps du dernier de ses fils, et près d’un autel consacré aux Dieux Pénates. Ce tableau est de M. Renaud40.
N° 20.
Si les fables d’Homère ont leur mérite, la Chevalerie de M. Tressan41 a le sien.
N° 21.
Sully, ayant reçu plusieurs blessures à la bataille d’Ivry, se retirait le lendemain à Roni, porté dans une litière faite à la hâte de branches d’arbres ; il était précédé de son Écuyer et de ses Pages, suivi des prisonniers qu’il avait faits, et de sa Compagnie de Gens-d’Armes ; sa marche avait l’air d’un petit triomphe. Le Roi, qui était à la chasse, l’ayant rencontré, parut se réjouir de ce spectacle, s’approcha du brancard et lui donna tous les témoignages de la sensibilité qu’un ami peut donner à son ami. Ce Prince lui dit en s’éloignant : « Adieu mon ami, portez-vous bien, et soyez sûr que vous avez un bon maître ». En donnant la préférence au tableau de M. Vincent, je n’ai pas l’intention de critiquer le beau tableau de M. Vien. Cet Artiste voudra bien me pardonner d’aimer davantage l’ami de Henri IV, que le fils de Priam et les Troyens affligés de sa mort ; et puis il y a longtemps qu’on nous fait les tableaux d’un autre pays que le nôtre.
N° 22.
On voit encore de nos jours le fauteuil42 du bon Roi Dagobert dans le Trésor de Saint-Denis s’il faut en croire les Religieux de l’Abbaye, et il fait foule.
N° 23.
Clovis43 fut celui de nos Rois de la première race qui pénétra dans l’intérieur de la France, et qui fit plus de conquête; on le regarde comme le vrai fondateur de notre Monarchie.
N° 24.
Charlemagne44 est un des plus grands Rois qui aient existé ; nous lui devons des lois sages, et nos premières écoles ; il ne devrait pas être indifférent pour les arts.
N° 25.
Depuis Hugues Capet45 jusqu’à nos jours, les Montmorencis ont presque toujours commandé nos armées avec le succès qui détermine l’héroïsme : l’un d’eux46 épousa la veuve de Louis-le-Gros47, et servit de père à son fils.
N° 26.
Philippe Auguste48, avant la bataille de Bovines, offrit sa Couronne au plus digne de la porter ; cet acte seul de patriotisme lui eût donné le Trône dont il voulait descendre ; l’armée n’en vit pas de plus digne que lui de la commander, elle le continua dans le rang de ses pères.
N° 27.
Joinville49 était le contemporain de S. Louis50, et son Historien ; son style naïf, touchant et vrai le rendra toujours intéressant, quoique gaulois.
[15;727]
N° 28.
On connaît les charmants contes que M. de Tressan nous a donnés dans sa vieillesse.
N° 29.
Le Connétable du Guesclin51 chassa les Anglais du Royaume, fit rentrer les Provinces conquises et la Guyenne sous la domination de Charles V52. Ce Roi voulut bien être le Sully de son temps, et confier les expéditions militaires à son brave Connétable ; il fit bien.
N° 30.
Charles VII53, déshérité sous un Gouvernement faible et partagé, se trouvait à la mort de Charles VI54, son père, borné àla plus petite de ses Provinces ; il fît rentrer ses peuples sous sa domination, et les rendit heureux. Louis XII55 fut surnommé le père de ses peuples , et ce n’était point un vain titre, il le mérita jusqu’à sa mort. François I56, héritier du Milanais, du Chef de Valentine, son aïeule, voulut en faire la conquête : ses guerres d’Italie lui donnèrent l’occasion de fixer les arts en France ; il en avait l’esprit et le goût.
N° 31.
Tout le monde sait le mot populaire de Henri IV57, et l’on retient toujours ce qui fait plaisir.
N° 32.
On rendit publique, quelque temps après la mort de Monseigneur le Dauphin, une lettre intéressante que M. le Duc de Nivernais58 reçut d’un Anglais ; on l’aurait crue d’un Français.
N° 33.
Nos Sculpteurs donnent depuis quelque temps au Louvre le spectacle de nos grands hommes dans tous les genres; ils méritent les éloges de la Nation, qui leur en fait bon gré.
[16;728]
N° 34.
La mort récente de M. le Duc de Brunswick59, et la respectable occasion, qui a terminé ses jours, sont généralement connues. On assure qu’un de nos Princes offre une médaille de très grand prix pour celui de nos Poètes qui fera la meilleure pièce de vers, au jugement de l’Académie, sur la vie et les actions de ce bon Prince.
N° 35.
M. Vernet est si connu par ses marines, qu’on ne peut guère lui disputer le mérite de ce genre de peinture.
N° 36.
Le tableau de Monseigneur le Dauphin60 et de Madame, fille du Roi, d’une Bacchante, et de plusieurs Dames de qualité, si on les eût rassemblés ; aurait formé la Cour la plus intéressante et la plus belle, on a généralement trouvé M. de Calonne61 aussi bien fait que ressemblant.
FIN.
Lu et approuvé, ce 5 Nov. 1785,SUARD
Vu l’App, permis d’impr, le 5 Nov. 1785, DE CROSNE.
De l’Imprimerie de LAPORTE, rue des Noyers. \
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Elisabeth Vigée Le Brun (1755-1842) est une artiste peintre française, considérée comme une grande portraitiste de son temps. Fervente royaliste, elle sera successivement peintre de la cour de France, de Marie-Antoinette et de Louis XVI, du royaume de Naples, de la Cour de l’empereur de Vienne, de l’empereur de Russie et de la Restauration. On lui connaît aussi plusieurs autoportraits, dont deux avec sa fille. ↩
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Les portraits de Madame Le BRUN (Portraits M. de Calonne, Ministre d’Etat & Contrôleur-Général des Finances,Portraits Mme la Comtesse de Ségur,Portraits Mme la Baronne de Crussol,Portraits Mme la Comtesse de Clermont-Tonnerre,Portraits Mme la Comtesse de Chatenois, etc) ↩
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La strophe dans son contexte « hommage, vassaux » fait une référence directe à l’époque du Moyen-âge tandis que les « hommes demi-Dieux » font référence aux personnages de la mythologie Antique. ↩
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François Guillaume Ménageot, né le 9 juillet 1744 à Londres et mort le 4 octobre 1816 à Paris, est un peintre français. Directeur de l’Académie de France à Rome en 1787 et membre de l’Académie des beaux-arts, son œuvre est essentiellement constituée de scènes religieuses et historiques. ↩
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Achille est un héros légendaire de la guerre de Troie, fils de Pélée, roi de Phthie en Thessalie, et de Thétis, une Néréide (nymphe marine). Thétis le plonge dans le Styx, l’un des fleuves des Enfers, pour que son corps devienne invulnérable ; son talon, par lequel le tient sa mère, n’y est pas trempé et reste celui d’un mortel, ce qui le mènera plus tard à sa perte. ↩
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Néoptolème ou Pyrrhus est le fils d’Achille et l’ancêtre de la dynastie des Éacides qui règne en Épire. Les traditions divergent encore au sujet de sa mort. Selon les uns, il est assassiné par Oreste, amant d’Hermione, selon d’autres, par les habitants de Delphes, où il allait piller le temple d’Apollon pour venger son père. ↩
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Priam est le roi mythique de Troie au moment de la guerre de Troie. Il est fils de Laomédon et de la nymphe Strymo et a pour épouse Hécube. il est tué par Néoptolème, le fils d’Achille, sur l’autel de Zeus dans son palais de Troie. ↩
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Amadis de Gaule est un roman de chevalerie espagnol de Garci Rodríguez de Montalvo, publié en 1508 à Saragosse. L’ouvrage de Montalvo a été adapté en français par Nicolas Herberay des Essarts. Amadis est le type de l’amant constant et respectueux aussi bien que du chevalier errant. Accompagné de son frère Galaor et protégé par l’enchanteur Alquif et la fée Urgande, il doit affronter des épreuves innombrables afin de conquérir la belle Oriane. Amadis joue en Espagne un rôle analogue à celui du roi Arthur en Angleterre et de Charlemagne en France. Les aventures de ce prince n’ont rien d’historique ; on ne sait d’ailleurs pas à quelle époque précise il faut les rapporter. ↩
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Hector est un héros troyen de la guerre de Troie. Fils du roi Priam et de la reine Hécube, il est tué par Achille qui veut venger la mort de Patrocle. ↩
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Homère aurait été un aède de la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Les deux premières œuvres de la littérature occidentale que sont l’Iliade et l’Odyssée lui sont attribuées. La place d’Homère dans la littérature grecque est majeure, puisqu’il représente à lui seul le genre épique de cette période ↩
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Dagobert Ier (vers 600-639) est un roi des Francs. Membre de la dynastie des Mérovingiens, arrière-arrière-petit-fils de Clovis Ier, il règne sur le royaume des Francs de 629 à 639. Le Bon Roi Dagobert peut aussi être considéré à cette époque comme est une chanson parodique française anti-royaliste et anticléricale. Elle évoque deux personnages historiques : le roi mérovingien Dagobert Ier (vers 600–639) et son principal conseiller, saint Éloi (vers 588–660), évêque de Noyon. La chanson est dirigée contre Louis XVI et contre les liens entretenus par l’Église catholique avec l’Ancien Régime, mais elle est utilisée plus largement contre les monarchies dans l’histoire de France. ↩
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Clovis Ier (vers 466-511), est roi des Francs saliens, puis roi de tous les Francs de 481 à 511. ↩
-
Charlemagne (vers 742-814) est est un roi des Francs et empereur. Il appartient à la dynastie des Carolingiens. Fils de Pépin le Bref et de Bertrade de Laon, il est roi des Francs à partir de 768, devient par conquête roi des Lombards en 774 et est couronné empereur à Rome par le pape Léon III le 24 ou 25 décembre 800. ↩
-
Roland, dit « Roland le Preux », mort en 778 à Roncevaux, est un noble franc du début de la période carolingienne, chargé en tant que préfet de la marche de Bretagne, de défendre la frontière du royaume des Francs contre les Bretons installés depuis le Ve siècle à l’ouest de la péninsule armoricaine. ↩
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La maison de Montmorency est une famille de la noblesse française. Entrée en possession à la fin du Xe siècle de la ville de Montmorency, dans l’actuel département du Val-d’Oise en Île-de-France, elle en a pris le nom. Dès ce siècle elle est apparentée aux grands lignages féodaux et par eux aux carolingiens et aux premiers rois capétiens. ↩
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Jean de Joinville (v. 1224 -1317) également connu sous le nom de Sire de Joinville, est un noble champenois, chroniqueur et biographe de Saint Louis. Sénéchal de Champagne et historien du règne, il suit Louis IX à Aigues-Mortes et en Terre sainte lors de la septième croisade. C’est en partie grâce à son témoignage que Saint Louis est canonisé en 1297. ↩
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Louis IX ou Saint-Louis (1214-1270) est un roi de France capétien. Il régna pendant plus de 43 ans, de 1226 jusqu’à sa mort. Considéré comme un saint de son vivant, il est canonisé par l’Église catholique en 1297. ↩
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Lieutenant-général dans l’armée, Tressan fut attaché à la cour du roi Stanislas comme grand maréchal. Philosophe libéral, il fut l’un des premiers restaurateurs de la littérature romane, traduisit Roland furieux et des romans de chevalerie. Les talents de Tressan étaient multiples : on le sait physicien aussi, mais surtout homme de lettres qui fréquentait le salon parisien de Madame de Tencin. ↩
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Jules César est un conquérant, homme d’État et écrivain romain, (100 av. J.-C.-44 av. J.-C.). ↩
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Titus (39-81) est un empereur romain. Il appartient à la dynastie des Flaviens, et règne de 79 à 81. ↩
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Philippe d’Orléans (1674-1723) est le régent du royaume de France pendant la minorité de Louis XV. À la mort de Louis XIV, il devient régent, et son gouvernement, qui dure de 1715 jusqu’à sa mort en 1723, est appelé la Régence. ↩
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Jacques-Louis David (1748-1825) est un peintre et conventionnel français. Il est considéré comme le chef de file du mouvement néo-classique, dont il représente le style pictural. Formé à l’Académie royale de peinture et de sculpture, il devient en 1784 un peintre renommé avec Le Serment des Horaces. ↩
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Joseph-Marie Vien (1716-1809) est un peintre, dessinateur et graveur français, précurseur du néoclassicisme. En 1771, devient directeur de l’Académie de France à Rome de 1775 à 1781, et est nommé premier peintre du roi le 17 mai 1789, peu de temps avant la suppression de ce titre. Il fonda une école où il forma un nombre prodigieux d’élèves. ↩
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Elisabeth Vigée Le Brun (1755-1842) est une artiste peintre française, considérée comme une grande portraitiste de son temps. ↩
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Philippe Auguste fait construire une forteresse constituée d’un donjon, appelée la grosse tour du Louvre vers 1202, afin de renforcer la défense de la ville de Paris et d’en faire le centre politique et religieux du royaume. ↩
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.Titus Manlius Torquatus (-279 à -202) était un homme politique de la République romaine. Il est consul en 235 av. J.-C il est consul pour la première fois. Il bat les Sardes, la Sardaigne ayant été acquise sur les Carthaginois après la première guerre punique. En 224 av. J.-C il est consul pour la seconde fois, et il est dictateur en 208 av. J.-C et bat les Carthaginois.. ↩
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.Jean Simon Berthélemy (1743-1811), est un peintre français, mebre de l’Institut. De 1775 à 1789, il expose régulièrement au Salon des tableaux commandés par la manufacture des Gobelins, œuvres à sujets antiques ou médiévaux, ↩
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. François-Guillaume Ménageot, né le 9 juillet 1744 à Londres et mort le 4 octobre 1816 à Paris, est un peintre français. Directeur de l’Académie de France à Rome et membre de l’Académie des beaux-arts, son œuvre est essentiellement constituée de scènes religieuses et historiques. En 1787, il est préféré à David comme directeur de l’Académie de France de Rome et occupe ce poste jusqu’à sa suppression, le 27 novembre 1792. ↩
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.Nicolas Guy Brenet (1728-1792) est un peintre et graveur français. On le reconnaît comme précurseur de Jacques-Louis David et comme annonciateur du futur style troubadour dans ses sujets d’histoire médiévale. ↩
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.Pierre Peyron (1744-1814) est un peintre et graveur néoclassique français. Peyron fut finalement éclipsé par David aux Salons de 1785 et 1787. À son retour à Paris, il avait envoyé la Mort d’Alceste au Salon de 1785, alors que son rival David y présentait avec succès Le Serment des Horaces Nommé inspecteur de la manufacture des Gobelins, en 1785, il en remplit ses fonctions jusqu’à la Révolution, date à laquelle il vit sa place supprimée. ↩
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.Louis Jean François Lagrenée (1725-1805) est un peintre français. il est nommé professeur de peinture à l’Académie royale de peinture et de sculpture, en remplacement d’Edmé Bouchardon, avant d’être nommé à la direction de l’Académie de France à Rome, de 1781 à 1787. Il mène une carrière de peintre officiel, servant avec constance la politique artistique des Bâtiments du roi et sa préoccupation première, qui fut la régénérescence de la grande peinture. C’est un artiste particulièrement fécond qui s’illustre particulièrement dans les petits tableaux de cabinet aux mythologies galantes, allégories gracieuses. ↩
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.François-André Vincent (1746-1816) est un peintre français. Il est admis à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1777 et, à partir de cette date, expose régulièrement au Salon. Il devient l’un des premiers membres de l’Académie des beaux-arts de l’Institut de France, qui remplace l’Académie royale en 1795.À la Révolution, ses convictions royalistes l’opposent à David. ↩
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.Joseph-Benoît Suvée (1743-1807) est un peintre flamand, fortement marqué par la culture néoclassique française. Comme tel, il est l’émule et le concurrent du peintre David qui lui voue une haine persistante. Il est nommé nommé professeur à l’École des beaux-arts de Paris le 31 mars 1792 comme successeur de Brenet. Il est aussi nommé, en 1792, directeur de l’Académie de France à Rome, en remplacement de François-Guillaume Ménageot. ↩
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.Hugues Taraval (1729-1785) Hugues Taraval est le fils de Guillaume Taraval (1701-1750), qui lui enseigne les premiers rudiments de la peintre en son titre de premier peintre du roi de Suède, qui réalisait les décors dans des palais royaux. Il devient l’élève au sein de l’Académie royale de peinture et de sculpture. Lauréat du prix de Rome en 1756, avec Job raillé par sa femme. Peintre décorateur, il œuvra notamment à l’École militaire de Paris (1773), et au château de Fontainebleau (1781). ↩
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.Hubert Robert (1733 - 1808) est un peintre français, dessinateur, graveur, professeur de dessin, créateur de jardins et conservateur de musée. Il obtient une place de pensionnaire à l’Académie de France à Rome4, de 1759 à 1762. Précédé par une excellente réputation de dessinateur d’architectures en ruines, Hubert Robert est de retour à Paris au mois d’août 1765. Il présente en 1767 plusieurs peintures et dessins d’architectures en ruines salués par la critique, sa participation sera constante au Salon jusqu’en 1798. Déclaré « suspect » par le Comité de surveillance révolutionnaire, il est emprisonné de 1793 à 1794, et certaines de ses oeuvres seront détruites sur la période post-révolutionnaire. ↩
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.Pierre-Alexandre Wille (1748-1837), dit « Wille le fils », est un peintre de genre français.Il fut initié à l’art dans l’atelier de son père et, grâce aux relations de celui-ci put assez aisément se produire. Agréé par l’Académie en 1774, il prit part dès lors à la plupart des Salons ainsi qu’à certaines expositions du Salon de la Correspondance entre 1775 et 1819 ; il envoya une aquarelle, mais il n’est pas devenu académicien. La Révolution ruina du même coup le père et le fils. ↩
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.Claude Joseph Vernet (1714-1789) est un peintre, dessinateur et graveur français, célèbre pour ses marines et ses paysages. Il est formé dans le Sud Ouest de la France puis part pour Rome pour y étudier le travail des précédents paysagistes et peintres de la marine et il se constitue un solide réseau international. Sa notoriété lui permet de lancer la mode des marines à travers l’Europe. Suite a des commandes d’ordres royales, il agrandit son influences jusqu’à recevoir des commandes à travers le monde. ↩
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. Antoine-François Callet (1741-1823) est un peintre français qui obtient le grand prix de Rome en 1764. Il est agréé par l’Académie des beaux-arts en 1779 et expose au Salon à partir de 1783. Il décore le centre du plafond de la grande galerie du palais du Luxembourg et est l’un des portraitistes officiels du roi Louis XVI et est considéré comme l’un des plus grands portraitistes de son temps. ↩
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.Jean-Baptiste Regnault (1754 -1829) , est un peintre néo-classique français. Son Diogène visité par Alexandre lui vaut de remporter le Grand Prix de l’Académie royale de peinture et de sculpture, en 1776. Il est reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1783 et expose au Salon. Il connaît un franc succès, est complimenté pour son traitement des couleurs et son goût pour l’Antiquité. Sous le Premier Empire, il est nommé professeur de peinture à l’École des beaux-arts de Paris. Il expose au Salon jusqu’en 1809, puis abandonne sa carrière officielle et continue à peindre pour son plaisir des sujets tirés de la mythologie. ↩
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.Le trône de Dagobert ou fauteuil de Dagobert est un siège en bronze du haut Moyen Âge mentionné pour la première fois par l’abbé Suger au milieu du XIIe siècle, et qui faisait partie du trésor de Saint-Denis. Traditionnellement, il est désigné comme le trône de Dagobert, mais aucune source historique fiable n’atteste précisément de cette fonction. Il est conservé au département des Monnaies, Médailles et Antiques de la Bibliothèque nationale de France. ↩
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.Hugues Capet (939–996) est un roi franc issu de la branche robertienne et fondateur de la dynastie capétienne. Il a été duc des Francs, puis roi des Francs. ↩
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.Mathieu Jean Félicité, duc de Montmorency-Laval, (1766-1826), est un militaire et homme politique français révolutionnaire. D’abord admirateur des Philosophes, il se rallie ensuite à la Restauration des Bourbons. Député aux états généraux de 1789, Mathieu de Montmorency-Laval émigre en Suisse. Sous la Restauration, il devient maréchal de camp, pair de France, ministre des Affaires étrangères, et membre de l’Académie française. ↩
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.Louis VI, dit « le Gros », « l’Éveillé » ou « le Batailleur », (1081-1137), est roi des Francs du 30 juillet 1108 au 1ᵉʳ août 1137. Il est le cinquième roi de la dynastie dite des Capétiens directs. ↩
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.Philippe II dit « Auguste » (1165- 1223), est le septième roi (1180-1223) de la dynastie des Capétiens et le premier monarque auquel est attribué le titre de roi de France. Il est le fils héritier de Louis VII et d’Adèle de Champagne. ↩
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.Bertrand du Guesclin (1320-1380), est un noble breton, connétable de France et de Castille, personnage majeur de la première partie de la guerre de Cent Ans ↩
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.Charles V, dit le Sage, (1338 -1380) fils de Jean II le Bon, est roi de France de 1364 à 1380, troisième représentant de la dynastie des Valois, qui règne sur la France depuis 1328. Son règne marque la fin de la première partie de la guerre de Cent Ans. ↩
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.Charles VII, dit « le Victorieux » ou « le Bien Servi », (1403- 1461), est roi de France de 1422 à 1461. Il est le cinquième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne. Charles VII est le fils de Charles VI et d’Isabeau de Bavière. Roi indissociable de l’épopée de Jeanne d’Arc, il réussit, au cours d’un long règne de près de quarante ans, presque aussi long que celui de son père et prédécesseur sur le trône (1380 – 1422), à renverser une situation compromise et finalement gagner la guerre de Cent Ans. ↩
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.Charles VI, dit « le Bien-Aimé »,(1368 -1422), est roi de France de 1380 jusqu’à sa mort. Fils du roi Charles V et de la reine Jeanne de Bourbon, il est le quatrième roi de la branche de Valois de la dynastie capétienne. Il monte sur le trône à l’âge de douze ans, alors que son père laisse derrière lui une situation militaire favorable, marquée par la reconquête de la plupart des possessions anglaises en France. ↩
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.Louis XII, (1462-1515) à Paris, surnommé le « Père du peuple » par les états généraux de 1506, est roi de France de 1498 à 1515. Durant son règne, il se lance dans les guerres d’Italie, notamment la troisième et la quatrième et, sur le plan intérieur, conduit la réforme de la justice et des impôts. Son image fut cultivée après sa mort comme symbole d’un monarque modéré, s’appuyant sur les états généraux, par contraste avec la monarchie absolue. ↩
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.François Ier, né sous le nom de François d’Angoulême (1494 -1547) à Rambouillet, est un roi de France ayant régné du 25 janvier 1515, jour de son sacre, à sa mort en 1547. Fils de Charles d’Orléans et de Louise de Savoie, il appartient à la branche de Valois-Angoulême de la dynastie capétienne. François Ier est considéré comme le roi emblématique de la période de la Renaissance française. Son règne, ponctué de guerres et d’importants faits diplomatiques, permet néanmoins un développement important des arts et des lettres en France. ↩
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.Henri IV, dit « le Grand » ou « Le Vert Galant », ou encore « Le Bon Roi Henri », né sous le nom d’Henri de Bourbon (1553-1610), est roi de Navarre à partir du 9 juin 1572 sous le nom d’Henri III, et roi de France sous le nom d’Henri IV du 2 août 1589 jusqu’à sa mort en 1610. Il réunit ainsi les dignités de roi de France et de Navarre et est le premier roi de France de la maison capétienne de Bourbon. ↩
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.Louis-Jules Mancini-Mazarini 3e et dernier duc de Nevers, dit de Nivernais (1716 -1798) est un ambassadeur, ministre d’État, épistolier, poète, académicien et auteur dramatique français. ↩
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. Louis-Jules Mancini-Mazarini (1716-1798) est un ambassadeur, ministre d’État, épistolier, poète, académicien et auteur dramatique français, fils du 2e duc de Nevers Philippe Jules François Mancini, pair de France, et de Marianna ↩
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.Louis Joseph Xavier François de France (1781 -1789), est le fils aîné de Louis XVI et de Marie-Antoinette, deuxième enfant du couple royal, il était dauphin du Viennois et héritier du trône de France. Il est le frère aîné de Louis XVII. Enfant de santé fragile, il est mort à l’âge de sept ans et demi à Meudon, le 4 juin 1789, pendant les États généraux. ↩
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.Charles-Alexandre de Calonne, comte d’Hannonville, (1734-1802) est un magistrat, administrateur, économiste et homme politique français, ministre et contrôleur général des finances de Louis XVI. Il propose une réforme du système fiscal (un impôt universel) que les deux ordres privilégiés (clergé et noblesse) doivent payer également. Sa proposition est rejetée et il est renvoyé disgracié. Entre 1783 et 1787, il s’est retrouvé au cœur des grandes spéculations boursières sous Louis XVI. ↩